mercredi 4 juin 2008

TALDI BULAK – SOUSSAMYRA mardi 3 juin

88 km Dénivelé : 1354 mètres
Départ : 7h00 Arrivée de 16h00

3 303 Mètres – Un fabuleux col !

Départ à la fraîche pour l’ascension de notre premier grand col. Le temps est splendide, la température est de 10°, 24 kilomètres de montée sont programmés. La quasi-totalité des cyclos se sont surpris eux-mêmes en montant avec aisance cette difficulté majeure. Les moins en forme ont pris leur temps et tous ont appréciés de franchir, pour la plupart, leur premier 3000. La descente a été délicate, car, malheureusement la route n’est pas encore revêtue. Des paysages grandioses, beaucoup de vie pastorale dans les prairies. Les paysans, logés dans les fameuses yourtes, habitation typique d’Asie centrale, travaillent pour produire lait, crème et beurre de jument. Beaucoup de cyclos ont goûtés le lait de jument fermenté. Les avis sont partagés. Pour la première fois, nous avons installé le bivouac. Tout a très mal commencé, car à notre arrivée sur le site prévu, un orage très violent est venu assombrir l’horizon et notre moral. Dans une prairie sans arbre, la grêle et la pluie ont fait quelques ravages. Par bonheur, après une heure très pénible, le soleil est revenu, les camions ont pu passer dans les chemins boueux et en 2 heures environ le bivouac a été installé. Cuisine, réfectoire, chambres, tout sous tentes, douche dans un camion, cette première expérience, attendue sera, une fois de plus, un moment fort de notre voyage. A 2200 mètres, la nuit risque d’être froide, mais désormais notre volonté d’aller de l’avant balaye nos difficultés. Cet après midi nous avons reçu la visite d’un journaliste de l’Agence France Presse, qui va nous suivre pendant quelques jours. Il tombe très bien, nos étapes kirghizes sont de toutes beautés.

Demain un autre grand col.

Le témoin du jour est : André GIROUX, M.I., demeurant à Montréal – Québec – Canada.

« J’ai adoré l’ascension du col, car cela m’a permis de mieux connaître, les réactions de mon corps en altitude. C’est la première fois que je monte si haut en vélo et tout s’est bien passé. La descente difficile, sur une route non goudronnée, m’a permis de tester mes réflexes. Tout au long de la descente, j’ai admiré la vie des nomades Kirghizes, qui vivent, avec leurs troupeaux : Chevaux, avec des dizaines de jeunes poulains de quelques jours, chèvres et moutons. Ces paysans vivent dans des yourtes, 6 mois de l’année, pour assurer le pâturage de leurs bêtes. De chaque côte de la route une chaîne de montagnes aux neiges éternelles assure un magnifique décor. Le pique nique de midi a été pris dans la vallée, au bord d’un torrent. En plein soleil, la chaleur était très supportable car nous sommes au dessus de 2 000 mètres. A notre arrivée sur les lieux de notre bivouac, un orage avec grêle et pluie mélée, nous a fait craindre le pire. Heureusement, une heure après le soleil est revenu et nous avons pu installer, en pleine nature notre bivouac, tentes collectives pour la cuisine et le réfectoire, tente pour 4 personnes. J’attendais avec impatience ce premier bivouac, j’en suis ravi. Cette journée est pour moi, une des plus belle de notre aventure, car j’adore le vélo en montagne. »
Les informations du déroulement de Paris Pékin à Vélo 2008 sont apportées à une liste de destinataires fournie par les participants. Ces informations strictement associatives peuvent être rediffusées dans le même esprit d'information. Il est strictement interdit d'utiliser ces données à des fins autres que celui spécifié par le cadre de la Loi de 1901 , dite : loi associative.

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